Célébrer Césaire

Aimé Césaire - DR« J’habite une blessure sacrée

J’habite des ancêtres imaginaires

J’habite un couloir obscur

J’habite un long silence

J’habite une soif irrémédiable »

Extrait du « Calendrier lagunaire »

dans l’œuvre « Moi, Laminaire »

2013 est l’année du centenaire de la naissance d’Aimé Césaire.

L’occasion de lire ou relire l’auteur des « Armes miraculeuses »ou du « Discours sur le colonialisme ».

L’occasion aussi de l’entendre en empruntant à la BU les films qui documentent ses combats, son parcours et son empreinte.

La majeure partie des œuvres du poète est disponible dans les bibliothèques du Service Commun de la Documentation (BU Lettres et bibliothèque Henri Guillemin).

Programme des manifestations : ici

Des palmes à la BU

Palme d’Or de 1979, par karel leermans (CC-BY-SA)

Vous l’avez tous remarqué, la 66ème édition du festival de Cannes a lieu en ce moment, l’occasion pour la BU Lettres de vous rappeler qu’aujourd’hui, le fonds DVD comprend l’ensemble des films primés à Cannes au cours des dernières années.

Comme chacun des 4500 titres disponibles dans la salle AVM ces DVD peuvent être empruntés ou consultés sur place :

La bibliothèque ne les a pas tous jusqu’à la première édition de 1946 mais on commence à en avoir pas mal, plongez vous dans Babord+ pour les trouver.

VISÓ

Couverture du deuxième numéro (c) Visó

Couverture du deuxième numéro (c) Visó

Depuis quelques jours un nouveau périodique a fait son apparition au kiosque de la bibliothèque universitaire de lettres : il s’agit de VISÓ, le magazine annuel concocté par les étudiants de l’institut de journalisme de Bordeaux.

Après un  premier numéro consacré à l’Aquitaine, le second numéro nous emmène en Islande, pour connaître quelques aspects du mode de vie de nos lointains voisins. Au programme, pour ceux qui veulent voyager : rencontre avec un écrivain islandais, une approche de la vie politique islandaise, tourisme, nature et  gastronomie, sans oublier les légendes qui circulent dans ce pays.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce numéro et sur l’IJBA, voici un lien contenant à la fois des informations sur l’IJBA et la confection du magazine.

La Côte d’Ivoire à l’honneur

masques

Du 18 au 26 mai 2013 se tiendra la 92ème édition de la Foire internationale de Bordeaux. Cette année, la Côte d’Ivoire sera l’invité d’honneur du Pôle International : un pavillon de 300 m² permettra aux nombreux curieux de découvrir la culture, l’artisanat ou encore la gastronomie de ce pays aux richesses méconnues.

Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1960, a gardé le français pour langue officielle. Sa capitale, Yamoussoukro (prononcez « Yam-so-kro »), compte près de 250 000 habitants, soit l’équivalent de la population de la ville de Bordeaux. Voilà de quoi nous sentir un peu plus proche de ce pays situé à quelques 4500 kilomètres de la France.
Fortement médiatisée l’an passée lors de sa violente crise socio-politique, la Côte d’Ivoire a aujourd’hui retrouvé son fort attrait touristique et continue d’offrir son fabuleux patrimoine à tous ses visiteurs.

En marge de cette mise à l’honneur, nous vous invitons à prolonger la découverte de la Côte d’Ivoire au travers de nos collections :

La littérature ivoirienne est riche de par sa diversité, et soutenue par des auteurs « phare » tels que Bernard Dadié, journaliste, dramaturge, romancier et poète de la première moitié du 20ème siècle, Aké Loba, notamment connu pour son roman L’Étudiant noir, ou encore Ahmadou Kourouma, auteur de nombreux titres dont En attendant le vote des bêtes sauvages, Prix du Livre Inter 1998.

Mais vous pouvez également choisir de vous pencher sur la géographie, l’histoire, l’art, la société ou encore la géo-politique de ce pays. Et ce n’est qu’un petit échantillon de ce que vous pourrez trouver au sujet de la Côte d’Ivoire dans les BU de Bordeaux…

Alors bonne lecture et bon voyage à tous.

Échanger ?!!

Échange de billes / CC-BY-SA Tup WandersLes échanges entre bibliothèques ont aujourd’hui un parfum de combat d’arrière-garde. Mais nous[1] sommes dans une bibliothèque de recherche –oh refrain bien connu…- et nos us ne peuvent être comparés avec les pratiques des bibliothèques universitaires.

« Notre » rayonnement intellectuel passe non seulement à travers les colloques organisés à la Maison de l’archéologie ou au Musée d’Aquitaine, mais également à travers notre portail web (qui propose un lien vers la bibliothèque), et aussi, bien sûr, à travers les publications des éditions Ausonius

Il nous revient donc, pour partie, de diffuser les écrits, non seulement du chercheur ausonien, mais aussi de tout chercheur retenu par le comité de lecture de nos éditions.

Je vais donc, avant de vous assener quelques chiffres, essayer de vous exposer les joies de la confraternité des bibliothécaires, des échanges courtois et des liens hors facebook et les twits que nous entretenons sans compter (de fait, si ! on compte un peu !!).

Quel est l’intérêt des échanges entre bibliothèques ?

Primo, c’est bien sûr acquérir des documents …. gratuitement ! Le coût horaire de la personne ayant en charge ces échanges – messages d’accompagnement, emballages, conversations téléphoniques – ou même les frais de port ne représentent encore, pour le moment, que des aléas sur la voie élyséenne de la communication.

Secundo, c’est : Voyager virtuellement vers des contrées exotiques telles que Cluj Napoca (Roumanie), Ténérife, Weimar, Le Caire, Ankara ou Naples. Oui, les représentations françaises telles que la Casa de Velazquez à Madrid, les Écoles Françaises de Rome ou d’Athènes sont de grandes institutions, mais que dire des musées de Merida ou Mula en Espagne, d’une UFR de Besançon, ou des petits messages d’amitié depuis Zagreb ? Quelle joie quand les vœux de Noël nous parviennent ! Quelle tristesse quand une bibliothèque universitaire espagnole nous annonce que son service d’édition disparait !

Peut-être envisagerons-nous de faire un classement des plus offrants, des plus polyglottes, des plus originaux quant aux documents envoyés… (cartes postales, feuillets en croate…) !!!

Avec 168 destinations différentes, ce sont les revues qui ont le plus de succès : 82 exemplaires de la Revue des Etudes anciennes, 72 pour Aquitania. Les collections diverses atteignent le record de 143 destinataires différents. En retour, 385 documents (périodiques et monographies confondus) nous sont parvenus en 2012.

Le laboratoire pour le moment poursuit sa politique initiale : on diffuse la revue des Etudes anciennes et Aquitania ainsi que toutes les monographies des collections Scripta Antiqua, Scripta Medievalia, Mémoires, Suppléments d’Aquitania. On a vu la fin de la collection Etudes mais les collections Numismatica anatolica ou DAGSO (Documents archéologiques du Grand Sud-Ouest) vont prendre la relève…

Enfin tout le jugement (!) du bibliothécaire s’exerce dans l’EVALUATION DE l’ECHANGE : il s’agit d’équilibrer les trocs….. il s’agit de tenir à jour un état précis des envois, des réceptions…. De renégocier un échange qui s’est effiloché au fil des années….

Avec ce tableau très impressionniste, peut-être vais-je avoir éveillé des velléités chez certains d’entre vous….. Nous ne refuserons pas un avis !!!!!

  • [1] La bibliothèque Robert Étienne – Ausonius
Les étagères d'échange de la bibliothèque - Photo NC

Les étagères d’échange de la bibliothèque – Photo NC

Une promenade avec André Gorz

By Pline (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

By Pline  CC-BY-SA via Wikimedia Commons

Le Conseil de Paris du 23 avril dernier a retenu le nom d’André Gorz pour la nouvelle promenade piétonne des berges de la Seine. Philosophe et  journaliste, cofondateur du Nouvel Observateur (il écrivait sous le pseudonyme de Michel Bosquet), André Gorz a traité de thèmes qui sont aujourd’hui des enjeux majeurs de nos sociétés post-industrielles, comme la décroissance, l’écologie politique ou l’éthique hacker. Son hommage à son épouse Dorine, Lettre à D., Histoire d’un amour, l’inscrit également dans la littérature amoureuse du XXe siècle. Le choix non consensuel de cette figure intellectuelle disparue en 2007 pour nommer la promenade parisienne des bords de Seine a fait l’objet de l’ émission de Jean Lebrun consacrée à l’histoire sur France Inter (http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-andre-gorz-l-objecteur-de-croissance).

Retrouvez ou découvrez les livres d’André Gorz dans les bibliothèques universitaires bordelaises !

Patrimoine à domicile

Site web BnF Banque d'images (détail page d'accueil)

Site web BnF Banque d’images (détail page d’accueil)

Depuis des siècles, la Bibliothèque nationale de France (BnF) constitue patiemment la majeure partie du patrimoine documentaire national. L’ampleur de cette mission implique un accès sur place sous certaines conditions dans un souci de préservation et de conservation d’un ensemble de plusieurs millions de documents sur tous supports et désormais de données issues du web.

La BnF cherche à étendre la diffusion et la valorisation de ses fonds en proposant depuis de nombreuses années un service payant de reproduction de document à la demande permettant de satisfaire des besoins précis qui n’auraient pas eu l’opportunité de faire l’objet d’une numérisation dans le programme de Gallica, sous réserve que le document puisse être légalement reproduit.

  • Retrouvez les détails et les tarifs des prestation dans la rubrique « Reproduction » du site web
  • Vous avez la possibilité d’effectuer des demandes de reproduction en ligne lors de la consultation d’une notice du catalogue général, à l’aide d’un bouton « Acheter une reproduction » (voir cet exemple)
  • Vous pouvez consulter enfin la Banque d’images du Département de la reproduction afin d ‘obtenir des tirages d’œuvres déjà reproduites ou pour utiliser directement le fichier image en prenant soin d’en mentionner l’origine.