Des idées de voyage pour les vacances

Deuxième volet de notre série sur les outils scientifiques gratuits sur le web, voici Orbis, une application de modélisation spatiale du monde romain antique. Sur le principe d’un système d’information géographique, le service des humanités numériques des bibliothèques de l’Université de Stanford vous propose de calculer  les meilleurs itinéraires pour rallier les principales cités du monde antique par voie terrestre, fluviale ou maritime en fonction de différents moyens de transport.

Ainsi un citoyen romain du IIIème siècle ap. J.-C., résidant à Burdigala devra penser à partir au moins 20 jours à l’avance pour profiter de la douceur de l’Afrique et passer les fêtes du solstice d’hiver au pied des ruines de Carthage.

Le tutoriel vidéo de l’application

Rendez-vous prochainement pour découvrir un nouvel outil scientifique gratuit !

Manu Larcenet dans le Fonds BD de la BU Lettres

Le combat ordinaire, l'un des titres phare de Manu Larcenet

Le combat ordinaire, l’un des titres phare de Manu Larcenet

Manu Larcenet réalise grâce aux quatre volumes du « Combat ordinaire » (Dargaud éditions), une photographie de notre société pleine de justesse, de sensibilité et d’humour, un régal de tous les instants finement ciselé.

Manu Larcenet (né le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux) est un auteur de bande dessinée français. Avec « Le combat ordinaire », il devient l’un des principaux auteurs francophones. Il obtient le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême 2004 grâce au premier album de cette série.

Il mêle, dans cette entreprise, autobiographie et réflexion à l’aide d’un graphisme léger et rond qui sied parfaitement à son découpage sobre, à ses cadrages frontaux.

C’est l’histoire d’un photographe en deuil, d’un atelier à ranger, d’un livre à finir, d’un génie médiocre, d’un cargo qui sombre, d’une fille patiente , d’horreurs banales, d’un chat pénible, d’un chantier qui ferme, d’un soir d’élection, d’une petite fille amoureuse…

Il faut lire les quatre volumes pour s’imprégner complètement de cet univers où se croisent une narration pleine d’humour, des réflexions existentielles et la mise en place d’un travail quotidien sous la forme, par exemple, de clichés photographiques magistralement dessinés. Voir les portraits du volume 2 « Les quantités négligeables » en noir et blanc, saisis dans l’instant, agrémentés d’une réflexion de l’auteur (page 48). « J’ai longtemps confondu l’artiste et son œuvre, ce n’est que grâce à la psychanalyse, par étapes successives, que j’ai vaguement pu dissocier les deux, on peut être un grand artiste et un sale con. »

Ne vous privez pas du plaisir que procure la lecture de cette série aux thèmes universels : l’amour , la mort, la famille, la paternité, le travail, où chaque idée est amenée avec tact, finesse, tendresse. Une épopée universelle dans laquelle chacun peut s’identifier en se débattant avec son propre « combat ordinaire ».

Pour suivre l’actualité de Manu Larcenet, on consultera son blog : http://www.manularcenet.com/blog/ et pour (re)découvrir ses ouvrages on viendra faire un tour à la BU :

Ce n’est qu’un extrait, on trouve en effet plus d’une trentaine d’ouvrages de Manu Larcenet dans Babord+, l’occasion de découvrir des fonds BD dans d’autres bibliothèques de Bordeaux.

Article rédigé par Sylvie Larmaraud, bibliothécaire à la BU Lettres.

« Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique »

Électeur romain : "A voté"

Électeur romain : « A voté »

Cette phrase apparaît sur la carte électorale de chaque citoyen
français. Vous n’avez pas cette carte ? Il est temps de vous en
préoccuper car, après une année de répit, il y a de nouveau des
élections en France en 2014 : les élections municipales les dimanche
23 et 30 mars puis les élections européennes le dimanche 25 mai.
Il n’y a pas que l’élection présidentielle qui compte !

Si l’inscription est automatique pour les jeunes de 18 ans, il n’en
est pas de même pour celles et ceux qui ont eu 18 ans il y a longtemps
et les autres qui ont déménagé et ne souhaitent pas traverser la
France pour aller voter. Pour vous inscrire sur les listes
électorales, il faut vous rendre à votre mairie avant le 31 décembre.

Muni de votre carte électorale sur laquelle figure l’adresse de votre
bureau de vote, vous serez en mesure d’exercer votre devoir de
citoyen.

Ensuite, si ne parvenez pas à trouver un candidat ou une liste qui
vous convienne, rien ne vous empêche de vous engager en politique pour
faire évoluer les choses et défendre vos idées. Une démocratie vivante
a besoin de citoyens actifs.

Entre les cours, les petits boulots, les lectures, les sorties, le
sport et deux visites sur les réseaux sociaux, pensez à votre devoir
civique !Election_MG_3455

Pour en savoir plus sur les élections, vous pouvez consulter ce lien :
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/participation/voter/

Pour tout savoir sur les élections municipales, vous consulterez avec profit ce site :
http://www.vie-publique.fr/actualite/faq-citoyens/faq-municipales-2014/ ou la
page Wikipédia dédiée aux municipales 2014.

2 lectures possibles pour approfondir la question :

Le(s) moi(s) des philosophes – Exposition à la BU


Affiche de l'exposition
Jusqu’au début de l’année 2014, une exposition intitulée « Le(s) moi(s) des philosophes » se tient à la « grande BU » (ou BU Lettres) de l’université. Cette exposition, située dans la partie centrale du 2ème étage, revient sur le thème de l’identité (y compris numérique) à travers les collections des bibliothèques.

Cette vitrine-exposition procède d’un double évènement en cette fin d’année 2013 : d’une part, l’organisation de Citéphilo au mois de novembre dont le thème était “Pseudo. Ressemblances et faux-semblants”, et d’autre part, l’élection le 18 novembre du terme “Selfie” comme mot de l’année 2013 par les auteurs des Dictionnaires d’Oxford après que celui-ci y ait fait son entrée en août dernier, sur leur site tout d’abord. Ce terme y est ainsi défini comme étant une “photographie qu’une personne a prise d’elle-même, généralement au moyen d’un smartphone ou d’une webcam et téléchargée sur un réseau social”. Ces deux actualités, d’apparences bénignes, semblent tout au contraire mettre en avant la résurgence, sinon une réactualisation, des questions de représentation de soi, d’identité numérique (post-moderne), de sujet-subjectivité-subjectivation : en somme, c’est semble-t-il à un renouvellement de la pensée du cogito cartésien à l’aune des nouvelles technologies et des sociétés telles qu’elles se présentent que la situation contemporaine nous invite.

Dans ce cadre pouvons-nous citer Hervé Marchal qui, dans L’identité en question, s’attache à reprendre la question de l’identité dans l’espace contemporain qui la voit, aujourd’hui, être mobilisée :

L’identité s’est imposée depuis une vingtaine d’années dans nos manières de penser, d’agir et de sentir, tant à l’échelle de la société – identité culturelle – qu’à celle de l’individu – identité personnelle. Notion floue et piégeuse, elle demande à être mise à distance. Dans son acception culturelle, d’une part, étant donné que l’identité y est très souvent déclinée sous une forme essentialiste et se trouve au centre de débats et de conflits, sinon meurtriers, tout au moins passionnés. Dans son acception individuelle, d’autre part, dans la mesure où l’identité est là encore trop souvent associé à l’idée d’une essence, d’une substance, d’un être personnel, autrement dit d’un Moi comparé à une sorte de disque dur sur lequel les données de notre existence seraient gravées une fois pour toutes – d’où les appels plus ou moins explicites à la réalisation de soi, à la découverte de son être intime, intérieur ou authentique. (H. Marchal, L’Identité en question, p. 7)

Sans penser que le culte de sa propre image est une nouveauté de ces dernières années, il s’agit vraisemblablement de repenser cette pratique comme un moyen de construire médiatiquement sa personne, de jouer d’une apparence physique, celle qu’on dit sienne, pour mieux imposer une identité qu’on chercherait alors à établir. Le “selfie” défierait-il l’échange social en privilégiant une autosatisfaction égocentrique ? Procéderait-il d’une mise en sursis du rapport social au profit d’un égocentrisme de l’autoportrait ? Il semble qu’au contraire, c’est par cette pratique narcissique que le sujet, adolescent dans l’article qui introduit à ce phénomène, s’affirme : il se propose une vision de lui qui le met – en général – en valeur, mais qui surtout s’évalue à l’aune d’un retour lucide sur le visage qu’il propose aux autres. Ainsi participe-t-il à l’échange : il fait commerce, il ouvre la discussion, il est reconnu et s’engage à reconnaitre, il met en avant une figure qui n’est pas le visage-même, mais une représentation choisie de l’image qu’il soumet au jugement de l’autre. Dans cet exercice, c’est l’autre qui ordonne l’identité et non plus, non pas, un sujet assuré avant toute relation sociale : on le voit, si le “selfie” est une pratique des sociétés de la communication tout azimut dont nous avons pour certains un usage subjectif assumé, pour d’autres un simple rapport objectif, sa portée n’en est pas moins symptomatique d’une société où “être soi” est un geste aussi important que précarisé dans sa pratique propre.

Alors que les sciences de la vie et de l’homme nous fournissent des explications cohérentes – mais pas toujours compatibles – de ce qui constitue l’humanité, ce qui la fait exister ou qui constitue son existence, la critique philosophique met en suspens ces savoirs non pour s’en déprendre mais bien au contraire, pour mieux en questionner les présupposés – ou, du moins, les fondements sur lesquels ils s’élaborent. De sorte que le moi du philosophe, contemporain plus encore, n’est jamais le moi évident de celui qui, lisant, s’informant, se développant, se rassure d’être un être de connaissance. La critique de Slavoj Žižek n’est donc pas aussi infondée que certains le voudrait quand ce dernier croit cerner en la figure du “sujet nomade” (Entretien avec S. Žižek, “Le désir ou la trahison du bonheur” dans le Magazine Littéraire, n°455, p. 30) l’avatar de l’individu postmoderne sur lequel la société capitaliste actuelle prend son essor.

Dans nos sociétés occidentales, être sujet est vécu comme une nécessité : sujet politique (en démocratie), sujet acteur (de sa vie), sujet artiste (esthétisant ses pratiques), nous supposons derrière le sujet la manifestation d’un moi intérieur. Pour autant, n’y a-t-il pas à penser que dans ces mêmes sociétés où être sujet est nécessaire, des structures tout autres, des normes, des pouvoirs, sont premiers dans les pratiques de subjectivation. Peut-on encore supposer un moi-âme, un moi-substance ou essence, un moi deçà de l’altérité alors même que nous nous attachons à manifester une subjectivité dans les sphères sociales de la représentation ? Par quelles voix les individus se font-il entendre sinon celles qu’on leur permet, qu’on leur autorise, d’exprimer ? L’identité est-elle en puissance avant toute actualisation dans une réalisation ? Au cœur de ces interrogations sur l’être de l’homme et son existence – son moi si jamais celui-ci peut s’exprimer par la possession -, nombre d’auteurs, philosophes mais pas seulement, mais aussi artistes, ont contribué à réfléchir la place et le rôle du sujet.

Faut-il alors penser la question résolue ? Assurément non, car si nous suggérons par cette exposition quelques lectures, vous ne trouverez ici nulle vérité qui se donnerait comme telle mais seulement des fragments – plus ou moins denses – d’une enquête philosophique, qui ne peut se résoudre à l’unité mais au contraire, se signale par son fourmillement au travers une opulence d’ouvrages et de recherches mises au pluriel afin de rendre mieux compte des aspects multiples de l’existence. C’est ainsi que les oeuvres de Charles Taylor, Michel Foucault, Paul Ricoeur, Vincent Descombes, Judith Butler, Axel Honneth se côtoient, reflets de cette interrogation continuelle – certains diraient sempiternelle – sur le(s) moi(s) en philosophie. Dans une société où “être soi” est un appel récurrent à une subjectivité apparente, une telle injonction à exprimer son identité ne reflète-t-elle pas – à l’inverse – une mise en crise du sujet dans ses formes connues ? Quand l’être-soi s’efforce de s’exprimer toujours plus dans des blogs, des réseaux sociaux – Facebook et Twitter en tête -, des témoignages télévisuels mais aussi littéraires de vies (extra)ordinaires, n’y-a-t-il pas lieu de réfléchir au devenir de nos existences enjointes à (se) dire tout en se contenant, à s’afficher sans (trop) s’affirmer ?

Texte de présentation par Benjamin Sarcy, à l’origine de l’exposition.

Vendredi 13 à 13h, L’IUT et l’IJBA reçoivent Vincent Josse au CRM

Vincent Josse est à Bordeaux invité par le TNBA pour la pièce  « Nos parents » de Hervé Guibert, dont il a fait la biographie dans son projet « Hervé Guibert, l’écrivain photographe » (actuellement en réimpression)

Pour lire ou voir Hervé Guibert dans les BU de Bordeaux, suivez ce lien.

Pour les titres de Vincent Josse en BU, c’est ici. En bibliothèque municipale, c’est ici

1886 souffle sa première bougie !

Et ce sera toujours un plaisir de vous faire partager de plus en plus de documents !

C’était il y a un an ! Le 1er décembre 2012, les bibliothèques de l’université Michel de Montaigne annonçaient le lancement de 1886, le site des collections patrimoniales numérisées de Bordeaux 3.

1886 c’est le site de cette révolution des documents numérisés. Depuis 1 an, 1886 a fait du chemin, 3 grands thèmes sont représentés : les photographies, les ouvrages et depuis octobre 2013, les cartes. Cet anniversaire est l’occasion pour nous de revenir sur ce projet à travers ce billet de blog.

Vue détaillée de la cathédrale Saint-André à Bordeaux

Contenu de la base

1886 c’est aujourd’hui :

Aujourd’hui encore nous continuons à apporter de nouveaux documents et des améliorations concernant le fonds de photographie Brutails.

Statistiques d’usage

Visites de 1886

Depuis son lancement, 1886 a connu une progression en terme de nombre de visites, pour atteindre aujourd’hui les 500 visites par semaine environ, un nombre qui nous semble honorable au regard de la spécificité des collections présentes.

Aujourd’hui, les données sont signalées dans Gallica, dans ISIDORE, dans wikipédia et nous travaillons encore à la dissémination sur d’autres plateformes.

Le top 3 des documents consultés sur la plateforme au cours de l’année est le suivant :