Les expositions Iwalewa et le congrès de l’Apela : vues sur les arts de l’Afrique contemporaine

A l’occasion de ces deux manifestations centrées sur l’Afrique contemporaine, la Bibliothèque Universitaire de Lettres  vous présente des titres issus de ses collections en littérature et art : œuvres d’auteurs contemporains africains francophones ou anglophones, ouvrages critiques, documentaires etc.

Rendez-vous au 3ème étage pour consulter ou emprunter les documents exposés, reflet de la richesse des fonds de la BU.

Affiche Iwalewa3

Iwalewa

L’ambition de cette manifestation est de donner une vue aussi large que possible de la pop culture et des arts africains contemporains (art moderne, mode, photographie, musique pop et vidéo contemporaine). Elle prendra place dans quatre différents lieux, investis par un parcours de vernissage le mercredi 11 septembre :

11h : Maison des Arts, Université Michel de Montaigne Bordeaux3, Campus : installation vidéo de l’artiste d’avant garde Sam Hopkins et musique du groupe kenyan Just a Band

12h : Forum des Arts et de la Culture, Talence : PigaPicha! Présentation de photographies de studio de Nairobi

18h : Musée d’ethnographie de l’Université Bordeaux Segalen, Bordeaux : Un regard sur la mode africaine et son rôle social

20h : MC2A, Migrations Culturelles Aquitaine Afriques, Bordeaux: collection d’œuvres peintes d’artistes africains des cinq dernières décennies

Pour en savoir plus : http://www.u-bordeaux3.fr/fr/actualites/manifestations-culturelles.html

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Congrès de l’APELA  du 26 au 28 septembre,

L’Association pour l’Étude des Littératures Africaines organise à la Maison des Suds, son congrès biennal intitulé « Archive, texte, performance», dont le programme détaillé se lit ici

 

Une histoire de l’Afrique médiévale

Longtemps, on a pensé qu’il n’y avait pas d’histoire en Afrique puisque qu’il n’y avait pas d’écriture. On sait aujourd’hui que  l’histoire ne commence pas avec l’écriture mais avec la domestication de l’agriculture. On connait aussi la raison pour laquelle les sociétés africaines n’ont pas développé les traditions écrites qui servent de source aux historiens : elles n’en avaient pas besoin, les spécialistes de la parole s’occupaient de la transmission de l’histoire.

Le dernier ouvrage de l’historien François-Xavier Fauvelle-Aymar, directeur de recherche au CNRS paru aux éditions Alma au printemps 2013, Le Rhinocéros d’or – histoires du Moyen Age africain, se veut une présentation de cette Afrique « des siècles d’or ».  Une Afrique pourvoyeuse d’or et lieu de riches royaumes.

Avant que l’Amérique ait été abordée par les européens, avant que les mines du Brésil aient été découvertes, l’or circulant en Occident provenait principalement de l’Afrique occidentale et australe où il a donné naissance à de riches empires : Wagadu, Ghana,  Mali, Songhai, Dahomey, Zimbabwe etc. L’histoire bien connue du pèlerinage à la Mecque du roi Moussa, qui prodigua tant d’or durant son voyage qu’il en fit déprécier la valeur au Caire pendant plusieurs années nous est rendue compte ici, non par les témoignages oraux des spécialistes de la parole, mais par d’autres sources.

L’auteur a en effet convoqué des traces écrites (lettres de négociants arabes, d’aventuriers, cartes de géographes), matérielles (vestiges archéologiques), il a comparé et critiqué les sources disponibles pour nous livrer une reconstitution de cette Afrique mobile, marchande et interlope d’avant les temps coloniaux. Un travail précis et passionnant qui ouvre des pistes de recherche sur l’Afrique aux temps médiévaux désormais abordée dans les classes du second degré.

Le Rhinocéros d’or – histoires du Moyen Âge africain, de François-Xavier Fauvelle-Aymar, Ed. Alma (2013) est disponible à la BU.

Il a fait l’objet , entre autre, d’une émission de radio : Les lundis de l’histoire sur France culture et d’un article dans la revue Histoire

Quelques lectures pour aller plus loin :